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ENS EN GRÈVE

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étudiant.e.s, enseignant.e.s, chercheur.se.s et personnels en grève
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Tribune

Déjà plusieurs mois de mobilisation contre la loi travail et son monde.

À l’heure où un traitement médiatique des mobilisations divise en mettant au premier plan la question des « violences », nous, étudiant.e.s des Écoles Normales Supérieures, sommes convaincu.e.s qu’une mobilisation large et solidaire est plus que jamais nécessaire pour répondre à ces tentatives de décrédibiliser le mouvement de lutte contre la loi El Khomri. Seule la solidarité entre les différentes composantes du mouvement social est susceptible de faire basculer le rapport de force.

Nous sommes conscient.e.s que nous bénéficions, au sein des ENS, de conditions d'études privilégiées. Et pourtant, en tant qu’étudiant.e.s, nous avons été et demeurons en première ligne de la mobilisation. Il est en effet évident que la jeunesse subit déjà de plein fouet les conséquences de la précarisation du monde du travail, la loi El Khomri n’étant que le prolongement d’une longue série de mesures allant dans ce sens. Nous nous destinons pour la plupart à une carrière dans l’enseignement supérieur et dans la recherche, et nous constatons déjà les répercussions de cette logique sur l’enseignement secondaire et supérieur, que ce soit en termes de qualité et d’accès aux formations, ou en ce qui concerne les conditions de travail. Nos ami.e.s vacataires et professeur.e.s non titularisé.e.s sont là pour nous le rappeler. Dans un monde où l’enseignement et la recherche doivent être “rentables” pour exister, c’est le sens même de l’activité de chercheur.se.s et d’enseignant.e.s qui est remis en cause.

Plus largement, nous nous opposons à ce monde qui nous oblige à choisir entre précarité et chômage. C'est pourquoi nous affirmons haut et fort notre solidarité avec les autres secteurs et collectifs en lutte.

L’utilisation du 49.3 et l'ampleur de la répression illustrent le mépris du gouvernement pour le mouvement social. Ces véritables dénis de démocratie renforcent notre détermination à continuer la lutte.

Puisque seuls les intérêts économiques semblent entrer en compte, la grève représente un levier d’action décisif. Des salarié.e.s se lancent aujourd’hui dans la grève reconductible. A l’image de celle des chômeur.se.s, étudiant.e.s et des précaires qui reste à inventer, nous nous proposons donc de créer notre propre grève reconductible. Puisque nous sommes dispersé.e.s dans nos formations en France et à l'étranger, que nous ne disposons pas de capacité de blocage économique, mais que le statut de fonctionnaire-stagiaire dont nous jouissons pour une grande majorité nous assure une rémunération mensuelle, nous avons décidé :

Cette initiative n’est pas exclusive de nos autres modes d’action. Nous continuons à être mobilisé.e.s aux côtés des autres salarié.e.s, précaires, chômeur.se.s et étudiant.e.s au sein de nos écoles respectives, de la coordination nationale étudiante, des Nuits Debout et des autres collectifs en lutte.

Le collectif ENS en Grève

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